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Maxime Colin: “J’ai hâte que ça commence”

Voici notre interview exclusif avec la nouvelle recrue d’Anderlecht, Maxime Colin. 

Pour commencer, que retenez-vous de votre passage à Troyes ?

Au niveau du vestiaire, je garde de très bons souvenirs avec ce groupe qui était excellent. Personnellement, j’ai vécu deux très bonnes années à Troyes. Sur le plan sportif, c’est dommage d’avoir été relégué de la Ligue 1 à la Ligue 2 même si on a montré de belles choses sur le terrain. Avec Troyes, j’aurais finalement fait deux demi-finales de coupe : lors de ma première année, en coupe de France, jusqu’à notre élimination par les Girondins de Bordeaux en demi-finales ; et l’année dernière, en coupe de la Ligue, durant laquelle nous avons fait un très beau parcours, conclu par une demi-finale contre Lyon.

Quels aspects de votre football ont pu convaincre Anderlecht de vous recruter ?

Avant tout le fait d’avoir beaucoup joué. Je suis encore un jeune joueur et j’ai eu la chance d’avoir eu des entraîneurs avec lesquels cela s’est toujours bien passé. Que ce soit avec Jean-Marc Furlan à Troyes, qui est vraiment, à mon sens, un excellent coach et grâce à qui j’ai beaucoup appris ; ou avec mes nombreux entraîneurs à Boulogne, j’ai toujours beaucoup joué. Cela a joué en ma faveur. C’est la somme de facteurs favorables qui fait que je suis aujourd’hui à Anderlecht.

Pourquoi avez-vous opté pour Anderlecht ? Qu’est-ce qui a été déterminant dans votre décision finale ?

En quittant Troyes, je souhaitais faire un bond, choisir un club vraiment au-dessus. J’ai souvent privilégié Troyes à certains clubs de Ligue 1 tout simplement parce que c’est un excellent club, qui vise la montée en Ligue 1. Je ne me voyais pas partir dans un club de Ligue 1 pour jouer le maintien. Anderlecht a donc été une bonne opportunité. Un transfert était envisagé et l’ESTAC a pu récupérer une belle indemnité. Je voulais donc absolument rejoindre Anderlecht, qui est incontestablement un top club, qui joue la Champions League et qui est doté d’infrastructures de très haut-niveau.

Est-ce que Fabrice N’Sakala, actuellement à Anderlecht, et que vous avez côtoyé à Troyes, vous a conseillé de rejoindre le club ?

Oui, forcément. Il m’a dit de venir ici les yeux fermés. Il m’a assuré qu’il était vraiment content du club et il a été très positif concernant les dirigeants. Cela m’a finalement conforté dans mon choix.

Vous êtes en concurrence avec l’international belge Anthony Vanden Borre et Fabrice N’Sakala pour le poste de latéral-droit. Comment voyez-vous votre entente avec ces joueurs ?

Fabrice joue plutôt latéral-gauche habituellement. Après, de toutes façons, dans tous les grands clubs il y a de la concurrence entre les joueurs. En signant à Anderlecht, je savais que j’y serais confronté. Cela fait partie du métier, et je pense que ça peut m’aider à progresser. Je vais beaucoup apprendre aux côtés d’Anthony (Vanden Borre) qui est réellement un bon joueur. J’espère que l’on s’entendra bien. J’ai aussi des qualités à faire-valoir donc j’espère pouvoir, à terme, jouer le plus de matches possibles.

Quels ont-été les premiers mots de Besnik Hasi, votre entraîneur ?

Il m’a beaucoup parlé tactique, de la façon avec laquelle il souhaite que l’équipe joue. On a discuté du rôle que devaient avoir les défenseurs latéraux dans son dispositif tactique ainsi que de l’état d’esprit avec lequel je dois jouer, maintenant que je suis dans une équipe de ce niveau. Désormais, place au terrain où nous devrons mettre tout cela en application.

 Vous ne vous êtes pas encore entraîné avec le groupe ?

Non, pas encore. Pour l’instant, je n’ai fait que les tests physiques et médicaux, et un seul échauffement avec eux. J’ai hâte que ça commence afin de bien m’intégrer.

Mais vous avez déjà côtoyé vos coéquipiers plus que ça, non ?

Oui, j’ai eu le droit à mon bizutage. Là-bas, tous les joueurs et les membres du staff se mettent en rang pour former une petite allée et le nouveau joueur doit courir dans cette allée, le plus rapidement possible et en se protégeant, pour éviter les claques de ses nouveaux partenaires. (Rires)

À propos de la Champions League, quel sentiment éprouve-t-on lorsque l’on apprend que l’on jouera une telle compétition ?

C’est un rêve. On côtoie les meilleures équipes européennes, et c’est toujours bien de pouvoir s’y frotter. C’est excitant de pouvoir se mesurer au niveau international. On aura évidemment à cœur de faire bonne figure sur la scène européenne.

Est-ce que vous ressentez une pression particulière à l’idée de jouer une compétition aussi médiatisée ?

C’est sur qu’ici, beaucoup de gens parlent déjà de la Champions League. Forcément, ça nous met une certaine pression. Les matches ne sont pas encore pour tout de suite donc la pression, je ne la ressens pas encore véritablement. Ça va venir petit à petit, sans doute, lorsque les matches arriveront.

Quels seront vos objectifs à titre personnel cette saison ?

J’espère vite m’intégrer dans cette équipe, dans ce club et dans la ville. Aussi, faire le plus de matches possible, et grappiller le maximum de temps de jeu pour devenir, à terme, un titulaire au poste de latéral à Anderlecht. Enfin, m’imposer là-bas et gagner le championnat de Belgique tout en faisant bonne figure sur la scène européenne.

A.K. 
 
[PHOTO: ESTAC WEB]
 

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